Hausse du chômage

Publié le par PS Annonay

e nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a fait un bond de 3,2 % (+ 64 000 personnes) en novembre par rapport à octobre, et de 8,5 % en un an, pour s'établir à 2 068 500, a annoncé mardi 30 décembre le ministère de l'emploi. Cette hausse du chômage mensuel, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), est la septième consécutive et la plus forte depuis le début de l'année.
 

Pour la première fois, le nombre d'inscrits à l'ANPE est supérieur à ce qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, en mai 2007 (2 011 300 en avril 2007). Le gouvernement s'était fixé pour objectif, à son entrée en fonctions, le mois suivant, de ramener le taux de chômage à 5 % en 2012. Calculé tous les trois mois, il est actuellement de 7,3 %.

 Christine Lagarde, ministre de l'économie, et le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, se sont déclarés dans un communiqué "très attentifs" à cette forte dégradation, qu'ils ont imputée à la "crise économique et financière mondiale". La croissance française a péniblement atteint 0,1 % au troisième trimestre, selon l'Insee. Patrick Devedjian a lui aussi attribué à la crise économique mondiale la responsabilité de la hausse actuelle : "Ce sont des chiffres très lourds mais ce sont aussi des chiffres injustes pour la France, qui n'est pas à l'origine de la crise mais qui la subit", a-t-il indiqué devant la presse.

Le gouvernement, selon Mme Lagarde et M. Wauquiez, parie sur le succès du plan de relance dévoilé le 4 décembre, "axé sur le soutien à l'investissement et à la trésorerie des entreprises".

Un pari perdu d'avance, pour la première secrétaire du PS, Martine Aubry, selon laquelle M. Sarkozy doit décider de "toute urgence" un "véritable plan de relance" devant la "plus forte hausse de l'histoire" du chômage en France. Le Parti socialiste demande "une hausse du smic au 1er janvier, accompagnée de négociations salariales dans les entreprises dans les six mois sous peine de suppression des exonérations de cotisations salariales". Il veut aussi "une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, un remboursement de 50 % des abonnements de transport en commun et une augmentation sensible des minima sociaux et des retraites".
Martine Aubry souhaite encore "un plan de construction de 300 000 logements sociaux" et "une hausse des dotations aux collectivités locales". Pour financer ces mesures,
elle propose "une annulation de la loi TEPA" (paquet fiscal) et "une réduction des niches fiscales".

Publié dans Actualité nationale

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