Le Grenelle II ou le renoncement

Publié le par PS Annonay

En 2007, les parlementaires socialistes avaient voté pour la loi Grenelle I. Ils avaient salué l’ambition et la méthode : la recherche de consensus réels, le travail de fond, les innovations… Ils avaient espéré une « transformation écologique » de la société, promise avec emphase par le gouvernement.
 
Mais, à l’heure où le Grenelle II doit mettre en place les volets techniques de la loi d’orientation Grenelle I, il y a loin de la coupe aux lèvres.
 
Le revirement de la droite, lisible dans les déclarations véhémentes du groupe UMP vis-à-vis de la mauvaise « stratégie électorale » de Nicolas Sarkozy, grève lourdement le projet de loi Grenelle II. Non seulement le dialogue environnemental à cinq a été rompu –une rupture consommée, et dénoncée comme telle par les ONGs-, mais les reculs sont patents : fiscalité, agriculture, transports, énergies… La droite expédie l’environnement, et ce au profit des lobbys concernés par ces secteurs : en témoigne, entre autres, le travail de sape minutieux de l’énergie éolienne dans le rapport Ollier !
 
Le Parti socialiste ne peut se satisfaire d’une politique environnementale qui troque ses ambitions contre des intérêts particuliers ou électoralistes de court terme, alors même que des transformations en profondeur sont nécessaires et souhaitées par les Français.
 
Le débat à l’Assemblée Nationale lèvera le voile sur les renoncements du gouvernement. Le Parti socialiste, qui a déposé plus de 300 amendements pour le Grenelle II, réclame:
-      Le retrait de tous les amendements anti-éoliens issus du rapport Ollier ;
-      Le retrait de tous les reports et de toutes les réductions des objectifs de la loi Grenelle I, qu’il s’agisse de la biodiversité, de l’usage des pesticides, de la taxe poids lourds, de l’étiquetage environnemental etc… ;
-      D’autre part, dans un contexte déjà tendu sur la répartition des charges entre l’Etat et les collectivités locales, les investissements nécessaires à la mise en œuvre du Grenelle d’ici 2020 pèseront aux deux tiers (71 milliards sur 130) sur les collectivités territoriales.
 
Le Parti socialiste souhaite porter la transition environnementale de la société, sans faux-semblants et sans opportunisme, telle que proposée dans le rapport de la Convention nationale sur le nouveau modèle de développement. La social-écologie est un projet exigeant, incompatible avec les dogmes de la droite, et c’est en cela que les ambitions du Grenelle de l’environnement s’échouent aujourd’hui sur les fondamentaux du sarkozysme.

 

Communiqué du Bureau national.

Publié dans Parti socialiste

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