Le cap du milliard de personnes sous-alimentées dans le monde, soit un sixième de
l'humanité, sera franchi en 2009 en raison de la crise économique. C'est ce qu'a annoncé la FAO, l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, vendredi à
Rome.
L'Organisation précise bien que l'augmentation du nombre de personnes souffrant de malnutrition n'est pas due à une diminution du rendement de l'agriculture, mais qu'elle est plutôt une
conséquence de la crise économique mondiale. Celle-ci a entraîné une baisse des revenus et des pertes d'emplois, réduisant ainsi l'accès des pauvres à la nourriture.
Selon la Fédération, la quasi-totalité des personnes sous-alimentées vit dans les pays en développement.
Répartition planétaire:
642 millions en Asie-Pacifique
265 millions en Afrique subsaharienne
53 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes
42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord
15 millions dans les pays développés.
Y a-t-il eu le moindre progrès en soixante ans?
Pour résoudre le problème de la faim, il faut remplir deux conditions: produire assez de nourriture et garantir que chacun puisse y accéder. La planète a relevé le
premier de ces défis: la capacité de production n’a pas cessé de progresser. Mais sur le deuxième point, c’est l’échec. Un échec politique. Tous n’ont pas le pouvoir d’achat permettant de
subvenir à leurs besoins.
Voilà un thème qui me tient à coeur et mérite une réflexion approfondie et surtout beaucoup plus d'intérêts, afin de trouver des solutions
rapidement...

Un an après la réunion de Bali, les 192 signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) sont à nouveau réunis cette
fois-ci à Poznan en Pologne. L’objectif de ces deux semaines de discussions est de respecter le calendrier fixé à Bali pour mettre au point d’ici 2013 un nouveau protocole international pour
relayer celui de Kyoto. Si ce nouveau protocole devrait intégrer les Etats-Unis et surtout les pays émergents, un accord pour se faire semble encore loin.
Communiqué de presse d'Olivier Dussopt
Benazir Bhutto a été assassinée ce jeudi 27 décembre au Pakistan. Combattante de la démocratie et de la liberté, elle meurt dans un attentat. Avec elle s'éteint un immense
espoir pour le peuple pakistanais, celui de retrouver le chemin de la démocratie et la mise en place d'un régime politique respectueux des droits de l'homme.
Adversaire résolue de l'intégrisme religieux, elle fut la première femme élue à la tête d'un pays musulman et malgré le développement d'une mouvance intégriste. Elle a su
s'opposer à tous les régimes autoritaires et depuis son exil contribuer à la reconstruction d'une force parlementaire crédible dans son pays.
L'opposition pakistanaise porte désormais une double responsabilité : continuer son combat pour la démocratie et reprendre le flambeau de Benazir Bhutto. Ce flambeau est aussi
celui d'une amélioration des conditions de vie, d'une vision plus juste de la société, d'un combat pour l'accès à l'éducation et à la santé.
Doudou Diène, qui dépend du Conseil des droits de l'homme de Genève, a, selon le communiqué officiel, placé le discours de M. Sarkozy dans le contexte des propos du Prix Nobel de médecine James Watson sur la prétendue infériorité intellectuelle des personnes d'ascendance africaine. Ces deux éléments illustrent, selon le rapporteur sénégalais, "la recrudescence des phénomènes et des manifestations de racisme" et participent d'une "légitimation intellectuelle du racisme".
M. Diène a également dénoncé "la criminalisation et le traitement exclusivement sécuritaire des questions relatives à l'immigration". "En France, le projet de
loi introduisant les tests ADN dans la procédure de traitement administratif des postulants au regroupement familial constitue aussi une illustration de cette stigmatisation de
l'immigré", a-t-il ajouté.
Doudou Diène a repris la parole pour affirmer qu'"il était essentiel que le président français, Nicolas Sarkozy, sache que le discours de Dakar a causé une blessure
profonde". "Dire devant des intellectuels africains qu'ils ne sont pas entrés dans l'histoire s'inspire des écrits racistes des XVIIe, XVIIIe et
XIXe siècles", a ajouté le rapporteur.
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