Pour nous, Jaurès n’est ni un prophète, ni un
gourou, mais un homme exceptionnel qui a marqué l’histoire de la gauche par sa pensée et par son action. Il reste une référence, un inspirateur, dont les valeurs se situent aux
antipodes de celles d’un Sarkozy…..qui avait pourtant essayé de le récupérer en le citant 32 fois dans son discours de Toulouse (12 avril 2007).
Les
défis du monde auxquels Jaurès était confronté s’appelaient : la paix, l’unité de la gauche, la laïcité, la justice, les droits sociaux, les institutions de la République. Un siècle
plus tard, les mêmes défis, sous d’autres formes, sont devant nous.
Etre fidèle à
Jaurès aujourd’hui, c’est s’inspirer de son exemple dans les combats que doit mener la gauche :
- la recherche de « l’arbitrage international » dans les conflits, pour éviter
le fléau de la guerre, qui doit rester notre objectif en matière de politique internationale ;
- la lutte contre les inégalités et contre la précarité, que la crise déclenchée par les errements du capitalisme financier a accentuées ;
- les efforts pour faire progresser –pas seulement en paroles-
l’indispensable rassemblement de la gauche, déjà si difficile il y a un siècle, mais rendu possible par la volonté de Jaurès ;
- le renforcement de la démocratie, affaiblie
aujourd’hui par une évolution des institutions vers une sorte de « monarchie républicaine ». Rappelons nous que Jaurès proposait de remplacer le Sénat par une « Chambre du
travail », qu’il souhaitait une Assemblée nationale plus forte, pour équilibrer le pouvoir exécutif et que, pour lui, la démocratie passait par un lien fort entre les élus, le peuple, les
partis, les syndicats.
- la défense de la laïcité, alors que, de façon insidieuse, la
loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est à nouveau contournée et menacée.
De façon plus générale, l’attitude de Jaurès dans le combat politique tranche avec bien des dérives que l’on constate aujourd’hui. Il répétait qu’il fallait « savoir dépenser sa popularité », en allant, lorsque c’était nécessaire, à contre courant de l’opinion et de la mode. Belle leçon pour tant de responsables politiques –même à gauche-, obsédés par les sondages et le « politiquement correct » !
Dans le débat, très « chaud » à l’époque sur la façon de combattre le capitalisme et de faire triompher le socialisme –réforme ou révolution ?-, Jaurès reprenait la fameuse formule de Marx sur « l’évolution révolutionnaire », en la précisant : « elle consiste à introduire dans la société d’aujourd’hui des formes qui la dépassent et préparent la société nouvelle… »
Cet homme courageux, engagé, souvent révolté, défenseur des faibles contre les puissants, savait aussi faire les compromis nécessaires dans l’intérêt de la gauche. C’est ainsi qu’il accepta de voir certaines de ses idées fortes mises en minorité au congrès du Globe (1905), pour ne pas gêner l’unification des socialistes.
Le monde a changé depuis un siècle, mais dans le climat de confusion, de doute et parfois de perte de
repères qui est celui de notre pays, il est bon de revenir à Jaurès.
Par Paul Quilès.
Le Parti socialiste a toujours poursuivi une politique pour une paix durable au Proche-Orient fondée sur la création d’un Etat palestinien viable et l’assurance de la sécurité pour l’Etat d’Israël, deux Etats qui coexistent et se reconnaissent mutuellement.
C’est au regard de cet objectif que le Parti Socialiste considère qu’il n’existe pas de solution militaire à cette
situation mais seulement une solution politique. Il condamne aujourd’hui fermement l’intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur le Sud d’Israël qu’il a
toujours condamnés.
Aujourd’hui, l’offensive militaire continue et fait des centaines de morts et de blessés dans la population civile à Gaza, qui connaît une situation humanitaire effroyable.
Cette escalade de violence met en danger toute la région, et, au-delà, peut avoir des répercussions jusque dans
notre pays.
Le Parti socialiste exige un cessez-le-feu immédiat, un couloir humanitaire, le retrait des troupes israéliennes
hors de Gaza, l’arrêt des tirs de roquette sur Israël et l’installation d’une force internationale de protection. Les socialistes demandent au Président de la République et au gouvernement
français de porter au Conseil de Sécurité de l’ONU de manière coordonnée avec l’Europe, l’exigence d’une résolution contraignante pour les deux parties sous peine de sanctions.
Le Parti socialiste considère que c’est toute la communauté internationale qui doit se mobiliser pour aider les protagonistes à trouver une solution de paix durable dans la région.
Au-delà, le Parti Socialiste souhaite que l’action diplomatique de la France puisse se développer dans le cadre
européen et travailler avec à la nouvelle administration américaine pour trouver ensemble une solution internationale pérenne au Proche-Orient.
Le Parti Socialiste propose une réunion exceptionnelle du Parti socialiste européen (PSE) pour aboutir à une position commune des socialistes dans toute l’Europe.
Dimanche 9 Mars, un seul tour, venez voter !!!
Et donnons un avenir à Annonay avec la liste Annonay Avenir ...
Quelles dépenses publiques auraient pu être financées en renonçant à baisser l'ISF ? Construire des logements sociaux, des places en crèche, développer les transports
collectifs propres, ...?
Rendez vous sur le site http://www.baisse-impots.com/ : Un outil
réalisé par Alternatives Economiques
pour contribuer au débat citoyen sur les choix en matière de fiscalité
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