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Réforme de la taxe professionnelle mais aussi renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac ou alliance en vue des régionales : Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, a balayé l'actualité dimanche dans Le Grand Rendez-Vous/Europe 1/ Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Découvrez son interview en intégralité.



Taxe professionnelle : Hamon dénonce une "mauvaise réforme"
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Dimanche 1 novembre 2009

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Alors que des crises multiples frappent le monde entier, les plus pauvres et les plus vulnérables méritent que nous leur consacrions une attention particulière. En période de récession, ceux qui sont frappés les premiers, et le plus durement, sont les pauvres. Selon des estimations récentes, la crise économique mondiale a fait disparaître au moins 50 millions d'emplois cette année. Près de 100 millions de personnes pourraient tomber sous le seuil de pauvreté en 2009. 

L'objet de la Journée mondiale de l'alimentation, proclamée en 1979 par la Conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), est de faire mieux connaître les problèmes alimentaires dans le monde et de renforcer la solidarité dans la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté.  
Sachant que 25% de la nourriture produite dans le monde est jetée, sans avoir été consommée.
Le déficit budgétaire global lié au gaspillage alimentaire est évalué à 1,4 milliards d'euros par an. 

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Alors que la Journée mondiale de l'alimentation a eu lieu ce vendredi, le seuil symbolique du milliard d'affamés a été franchi cette année, soit une personne sur six dans le monde. « C'est le double d'il y a trente ans », s'inquiète François Danel, directeur général d'Action contre la faim (ACF). Deux facteurs majeurs sont en cause, selon lui: «la crise économique et le réchauffement climatique», auxquels s'ajoute «l'augmentation considérable de la population dans des zones qui étaient déjà fragiles, comme l'Inde».


Selon un rapport publié mercredi par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Asie et le Pacifique sont les plus touchés, avec 642 millions de personnes souffrant de faim chronique, suivis de l'Afrique subsaharienne (265 millions). Les pays développés ne sont pas épargnés non plus: 15 millions de personnes sont touchées par ce fléau.

«Le problème de l'insécurité alimentaire» est «d'abord une question de mobilisation au plus haut niveau politique pour que les ressources financières nécessaires soient disponibles, estime Jacques Diouf, directeur général de la FAO. Chaque année, les soutiens à l'agriculture des pays de l'OCDE atteignent 365 milliards de dollars et les dépenses d'armement 1 340 milliards

L'économiste américain Jeffrey Sachs recommande, lui, le «triplement des investissements» dans le monde pour l'agriculture et la sécurité alimentaire, et prône un accroissement de l'aide envers les petites exploitations agricoles africaines afin de passer «d'une économie de subsistance à une économie commerciale durable». Car le paradoxe est que «70% des personnes qui souffrent de faim sont des paysans», selon François Danel. De leur côté, les huit pays les plus industrialisés (G8), réunis à L'Aquila (Italie) en juillet, se sont engagés à mobiliser 20 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la faim dans le monde. « Reste à voir si ces promesses seront tenues », avertit ACF.

 

A l’occasion du 17 octobre, journée mondiale de lutte contre la misère, le parti socialiste demande un vrai engagement politique et financier pour agir contre la pauvreté

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Samedi 17 octobre 2009

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Olivier DUSSOPT a posé ce jour une question d'actualité au Gouvernement en séance à l'Assemblée Nationale  ayant pour objet la demande de suppression du crédit revolving et de véritables règles pour le crédit à la consommation. De ce fait, le groupe SRC a déposé un projet de loi visant la suppression de ce crédit revolving et également l'encadrement des rémunérations des dirigeants d'entreprises aidées par l'Etat.


Vous trouverez ci-après le compte-rendu sur le site de l'Assemblée
 (4e question de la séance) :


Compte-rendu de séance

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Mardi 13 octobre 2009

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Olivier DUSSOPT

Député de l’Ardèche

Maire d’Annonay


MARDI 6 OCTOBRE 2009


Projet de loi jeux d’argent et de hasard en ligne

 

Olivier Dussopt interviendra à la tribune de l’Assemblée Nationale et dans la discussion à l’occasion du débat sur le projet de loi « jeux d’argent et de hasard en ligne ».

 

Ce texte qui applique le libéralisme au domaine des jeux d’argent est particulièrement dangereux. En effet, si ce projet de loi passe, les jeux d’argents ne seront plus seulement cantonnés auprès d’opérateurs telle la Française des Jeux ou le PMU, mais seront accessibles librement sur tout type de support, qu’il s’agisse d’Internet ou encore de téléphones mobiles.

 

Outre le risque accru d’addiction chez l’ensemble de la population et plus particulièrement chez les jeunes, très présents sur Internet ; ce texte organise le mélange des genres et les conflits d’intérêts de sociétés qui pourront tout à la fois être sponsors d’une équipe de football tout en proposant dans le même temps de parier depuis un téléphone portable ou sur Internet sur l’issue du match.

 

Ce texte est donc un danger pour la santé publique mais aussi une tentative de dérégularisation massive d’un secteur jusqu’alors très encadré compte tenu des risques qu’il comporte. C’est pour dénoncer cela et prévenir une libéralisation néfaste à tous qu’Olivier Dussopt a décidé de s’impliquer très fortement lors du débat sur ce texte.

 

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Mercredi 7 octobre 2009

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Pari gagné pour la soixantaine d'organisations et d'associations regroupées dans le Comité national contre la privatisation de La Poste. Près de 2,1 millions de personnes se sont prononcées "contre la privatisation de La Poste" (et 31 700 pour) lors de la "votation citoyenne" sur le changement de statut qui s'est achevée samedi 3 octobre. Le comité qui organisait ce scrutin demande à être reçu par le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, et réclame la tenue d'un référendum. Lundi 5 octobre, ses membres réfléchissaient à une nouvelle initiative : une manifestation décentralisée ou une seconde votation.

Le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, a ironisé sur la consultation qui rappelle, à ses yeux, "les grandes heures de l'Union soviétique". "Que les Français disent "Sauvez La Poste", je trouve ça très bien", a-t-il déclaré, sous-entendant que le service postal pour lequel se sont mobilisés les votants n'est pas différent de celui que propose le gouvernement dans le projet de loi qui doit être examiné au Parlement avant la fin de l'année. En s'exprimant contre le changement de statut, les citoyens se sont aussi prononcés sur le rôle du service public.

Le gouvernement prévoit la transformation de La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir de 2010. "La Poste restera 100 % publique", jure M. Estrosi. Ces assurances maintes fois répétées n'ont pas suffi à juguler les craintes d'une soumission accrue à des obligations de résultats financiers et d'une privatisation à terme des activités les plus rentables. Les participants au scrutin rappellent les précédents de France Telecom, d'Air France et de Gaz de France, les engagements pris sous les précédentes législatures n'ayant pas été tenus.

Type de consultation inédit

Quelles conséquences pour le débat à venir ? En choisissant cette forme de consultation inédite, l'ensemble des composantes de la gauche a, en quelque sorte, fait ce que Nicolas Sarkozy avait dit qu'il ferait et qui n'a pas été fait : donner aux citoyens la possibilité de s'exprimer sur "tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent", comme il est désormais inscrit dans la Constitution (Le Monde du 28 septembre).

Votée lors de la révision constitutionnelle de juillet 2008, cette disposition permet à un cinquième des parlementaires - soit 184 élus -, si leur initiative est soutenue par un dixième des électeurs inscrits - soit environ 4,5 millions de personnes -, de demander au chef de l'Etat que le projet de loi soit soumis à un référendum. Mais cette procédure suppose l'adoption d'une loi organique en précisant les modalités, que le gouvernement n'a toujours pas présentée. L'opposition, qui voulait s'appuyer sur cette disposition pour solliciter la population sur l'avenir de La Poste, en a ainsi été privée.

La gauche demande à présent que soit organisé un "vrai" référendum. Faute de texte d'application de la réforme constitutionnelle, reste l'actuel article 11 de la Constitution qui permet au président de la République, sur proposition du gouvernement, de soumettre un projet de loi au référendum. Ce n'est pas l'intention du chef de l'Etat, ni celle du gouvernement. L'approbation du projet de loi restera donc du seul ressort du Parlement, qui devra cependant tenir compte d'un sentiment qui s'est massivement exprimé. 

2 136 vitants comptabilisés ce samedi matin sur les trois bureaux de votes d'Annonay, 2 091 (soit 97,89%) ont répondu non à la privatisation de la Poste.

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Lundi 5 octobre 2009

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Martine Aubry : "le résultat est sans appel, je lance la rénovation".

Les militants socialistes ont massivement validé le principe, jeudi, de primaires ouvertes pour désigner leur champion en 2012, répondant oui, avec une participation honorable, au référendum organisé par leur parti. Selon des données provisoires citées par la direction, entre 47 % et 50 % des adhérents sont allés aux urnes. "Environ 90 000 adhérents auront voté", a déclaré François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry. "Ils ont dit oui majoritairement aux onze questions" posées par la direction. "Pour les deux plus importantes, primaires et non-cumul des mandats, on est aux alentours de 70 %", s'est félicité le bras droit de la première secrétaire.

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Les onze questions de cet "acte 1 de la rénovation", annoncé par la patronne des socialistes à l'université d'été de La Rochelle, allaient de l'organisation de primaires ouvertes au non-cumul de mandats plus strict, en passant par parité, éthique ou représentation des diversités. Les militants devaient également élire les têtes de liste socialistes aux régionales. Le militant pouvait également, à titre "facultatif", livrer ses "remarques", ses "propositions complémentaires".

 

Lors d'un précédent vote interne au PS en mars pour ratifier les candidats aux européennes, 40 % des militants étaient allés aux urnes. Le corps électoral était de 200319 personnes, dont 64 000 seulement étaient à jour de cotisation. Mais ils pouvaient régulariser en allant voter. C'est ce qu'ont fait 26 000 militants, selon M. Lamy.

Parmi les grosses fédérations, la participation a été de 50 % dans le Pas-de-Calais, 45 %dans les Bouches-du-Rhône, 54 % en Haute-Garonne, selon la direction. Paris, première fédération socialiste de France (13 500 membres), était sous la moyenne, entre 25 % et 30 %. L'Hérault se signale par une participation supérieure à 70 %.

En Languedoc-Roussillon, région à laquelle appartient ce département, un duel opposait pour la tête de liste régionale Eric Andrieu et Didier Codorniou, ce dernier ne faisant pas mystère de ses liens avec le président sortant George Frêche, exclu du PS pour dérapages verbaux. M. Codorniou, maire de Gruissan, l'a emporté haut la main. Partout ailleurs, les présidents socialistes sortants (18 sur 22 régions en métropole plus le président de Guadeloupe) devaient être réinvestis. Pour le secrétaire national à la rénovation Arnaud Montebourg, les premiers résultats montraient une "base solide" pour réussir le "grand projet d'un nouveau Parti socialiste".


 Cliquez ici pour voir les résultats officiels
de la consultation militante du 1er Octobre 2009.

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Vendredi 2 octobre 2009

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B. Hamon : l'Elysée "se contente de faire de la communication"

Sur la question des bonus et de la rémunération des traders, "le gouvernement et l'Elysée se contentent pour l'instant de faire des recommandations", a déploré lundi soir Benoît Hamon sur Europe 1.

Je vous recommande la lecture de ce texte très parlant sur les rémunérations des banquiers et des grands patrons.
Il émane d'un signataire de notre "pétition internationale contre les bonus", qui propose des réponses concrètes pour mettre à l'indécence de la situation actuelle.

Cliquez ici



"pétition internationale contre les bonus".

Merci au blog de Paul Quilès.

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Mardi 25 août 2009

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La hausse de 1,9 % des tarifs réglementés de l'électricité, annoncée par le gouvernement, recouvre des évolutions très disparates. Certains particuliers verront leur facture baisser. Pour d'autres, elle va doubler. Sans explication officielle.

Cliquez ici 


La prochaine facture d'électricité risque de faire sauter certains Français au plafond. Ces derniers jours, EDF et le gouvernement ont largement communiqué sur une augmentation des tarifs réglementés de l'électricité de 1,9 % pour les particuliers. Ce chiffre n'est cependant qu'une moyenne et recouvre des réalités très différentes selon les cas. Les 2,5 millions de clients d'EDF qui sont abonnés au tarif bleu de base et dotés d'une petite installation - une puissance de 3 kilovoltampères (kVA) - verront en effet leur facture augmenter de 4,65 % en moyenne. Parmi eux, certains vont constater une baisse de 11 % tandis que d'autres, les très petits consommateurs, devront faire face à une hausse de plus de 100 %, selon les estimations de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). …

Même constat pour les 12 millions de particuliers ayant souscrit à la puissance tout juste supérieure (6 kVA) : leur facture va progresser en moyenne de 3 %. La hausse sera nulle pour les gros consommateurs mais pourra aller jusqu'à 13 % pour les clients qui consomment le moins. L'option Tempo, qui permet de payer un prix différent suivant les jours de l'année, subit également une évolution nettement supérieure au chiffre de 1,9 % annoncé par le gouvernement. Ses 500.000 abonnés résidentiels vont voir leur facture augmenter de 4,7 % en moyenne, selon les calculs de la CRE.

Certes, les hausses ne seront pas si importantes que cela en valeur absolue. Environ 18 millions d'abonnés EDF verront leur facture augmenter au maximum de 20 euros par an. Ils seront près de 2 millions à enregistrer une augmentation de 40 à 60 euros par an. Mais la pilule risque d'avoir du mal à passer.

La fin des « trappes tarifaires »

Pourquoi de telles disparités ? La grille tarifaire s'est tout d'abord largement complexifiée. Jusqu'à présent, les clients particuliers et professionnels des tarifs bleus payaient les mêmes prix. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La nouvelle grille a été complètement remise à plat. Des différences de tarifs ont également été introduites entre plusieurs catégories comme les collectivités locales, les entreprises ou les agriculteurs. « Un professionnel ne consomme pas d'électricité la nuit, explique un expert de la CRE. Les nouveaux tarifs correspondent mieux au mode de consommation des abonnés, ce qui permet d'optimiser le fonctionnement de l'en­semble du système électrique. » Second facteur de changement : la prise en compte dans les tarifs du coût d'acheminement de l'électricité, qui apparaîtra désormais clairement dans la facture. Le gouvernement a essayé d'éliminer ce que la CRE appelle des « trappes tarifaires », c'est-à-dire des tarifs qui ne permettaient pas de couvrir les coûts de production d'EDF. C'était notamment le cas des pe­tites installations de 3 kVA et d'une partie des installations de 6 kVA. « On rétablit une situation où les gros consommateurs résidentiels payaient pour les petits », explique un expert de la CRE. Contacté, EDF souligne que cette refonte est « une décision des pouvoirs publics » et qu'elle permet d'éliminer « des anomalies tarifaires ».

Seul souci : toutes ces modifications se sont faites sans explication. « L'électricité est un bien qui mérite de la transparence », a martelé hier le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication (Sipperec), qui sou­ligne que toutes ces évolutions « n'ont été précédées d'aucune information ni concertation ». EDF ne semble pas non plus prêt à faire preuve de beaucoup de pédagogie vis-à-vis des clients. Dans les ­centres d'appels, les téléconseillers s'avouent incapables de justifier les évolutions de prix. « Etant cliente Tempo, j'ai appelé mon agence pour avoir plus d'explications sur la hausse des tarifs, qui n'a aucun rapport avec les annonces du gouvernement. Aucune justification ne m'a été donnée sauf qu'il s'agit d'une moyenne », raconte une lectrice des « Echos ». « Pour l'instant c'est encore calme, mais on s'attend à recevoir beaucoup d'appels ­lorsque les gens auront reçu leur facture », reconnaît un téléconseiller.

EMMANUEL GRASLAND, Les Echos.

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Vendredi 21 août 2009

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Les bonus des banques annoncent un rebond de la crise.

Le silence du gouvernement français face aux bonus de la BNP-Paribas, venant après celui d'Obama devant les bonus de Goldman Sachs montrent le renoncement du pouvoir politique à se donner les moyens d'empêcher un nouveau rebond de la crise.

Les bonus des banques annoncent un rebond de la crise 

Circulez, il n'y a rien à voir ! Ainsi, aux Etats-Unis comme en France et en Europe, les citoyens médusés assistent au retour à la bonne fortune de toutes ces grandes banques, que voici quelques mois à peine, ils ont été appelé à refinancer via les prêts et les garanties offerts par les états !
D'où vient le retour de bénéfices dans les établissements bancaires ? Certainement pas d'une reprise qui n'existe pour le moment que dans la tête des plus optimistes des thuriféraires du néolibéralisme. Les profits viennent du redémarrage de l'activité spéculative,
comme le montre bien l'exemple de la BNP.
D'où, évidemment, les annonces ou les provisions pour bonus constatés à New York comme à Paris. Il faut bien récompenser ceux qui sont capables de reconstituer en un temps record les profits des banques ! Certes, le ratio de bonus par salarié est près de dix fois plus élevé chez Goldman Sachs (700 000 $ qu'à la BNP (60 000 €). Mais la logique est exactement la même : payer à prix d'or les petits génies de la finance capables de réaliser de grosses plus-values sur les marchés et d'inventer de nouveaux produits spéculatifs.

La relance par la Ferrari ?

Le retour au bénéfices des banques est totalement déconnecté de l'économie réelle. Les chiffres faramineux des bonus (20 milliards chez Goldman Sachs, un milliard d'€ à la BNP, et combien à la Générale ?) jetés en pâture au public constituent une matière hautement inflammable. D'autant que, à New York comme à Paris, les chefs d'état se taisent, comme s'ils avaient oublié leurs coups de gueule du début de la crise, lorsqu'ils proclamaient, Nicolas Sarkozy comme Barack Obama, leur volonté de contrôler les rémunérations des dirigeants et leur promesse que rien ne serait plus comme avant.
C'est exactement le contraire qui se passe aujourd'hui. Incapables de proposer de vraies solutions de sortie de crise, qui impliqueraient la prise en compte du hors bilan dans les ratios prudentiels (et sans doute des freins sérieux sur les techniques d'achats à terme), et surtout une relance de la croissance ancrée dans l'économie réelle et notamment industrielle, les gouvernements doivent subir à nouveau le joug des acrobates de la relance par la spéculation. Sans savoir ce qu'il y aura au bout de ce processus inquiétant. Si bien qu'aujourd'hui,
Paul Jorion se demande si les bonus des banquiers ne sont pas un moyen pour eux de prendre l'oseille avant l'explosion du système. Même des gens aussi peu gauchistes que Jacques Attali crient au casse-cou.
Dans un communiqué officiel, le staff de BNP Paribas a expliqué que la banque respectait « scrupuleusement » les règles établies par le G20 de Londres, notamment en établissant ses bonus au prorata des gains. C'est justement ce qui nous inquiète : la multiplication des bonus « légaux » montre que le G20 n'a rien fait pour éviter de nouveaux hold up des traders au sein du système bancaire. Et dire que
tous les médias ont salué les progrès de la régulation après la réunion de Londres !

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Mercredi 5 août 2009

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La première secrétaire du PS s'adresse aux leaders des partis de gauche, les exhortant à une "démarche de rassemblement (…) sans préalable". "C'est toujours en étant unis que nous avons connus nos plus belles victoires", juge-t-elle.

 

Martine Aubry, appelle les partis de gauche à une "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche "sans préalable" et dès les régionales, jugeant que c'est en étant "unie" que la gauche a connu ses "plus belles victoires".
Cette lettre envoyée mardi et rendue publique vendredi 10 juillet a été adressée à Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot (Europe-Ecologie), Marie-George Buffet (PCF), Jean Luc Mélenchon (Parti de gauche), Jean-Michel Baylet (PRG) et Jean-Pierre Chevènement (MRC), à l'exception du NPA.


Projet commun pour 2012


Martine Aubry écrit que "notre objectif est de participer à l'élaboration d'un projet commun de la gauche en 2012" et de "mettre en œuvre une stratégie politique électorale commune pour l'emporter".
Selon la patronne du PS qui parle de "maison commune", "nous devons, d'une seule voix, convaincre les Français que nous incarnons, ensemble, une alternative solide et durable", aspirant à une "société post-productiviste".
Jugeant que "c'est toujours en étant unis que nous avons connus nos plus belles victoires", elle souhaite que le rassemblement s'engage "dès les élections régionales", un "enjeu majeur pour la gauche".


Dans chaque région


Le PS est "prêt à travailler dans chaque région avec l'ensemble des partis de gauche et les écologistes, sur un projet commun et une réflexion commune sur notre stratégie électorale", écrit-elle.
Cette "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche est abordée "sans préalable", les formes étant "à inventer collectivement", poursuit-elle, proposant notamment des "initiatives communes" sur l'emploi ou le climat en vue du sommet de Copenhague.


Nouvel échec


Pour Martine Aubry, le résultat des européennes est un "nouvel échec pour les forces de progrès" même si elles obtiennent "plus de voix que la droite". "Si certains partis de gauche se détachent à telle ou telle élection, nous sommes incapables de transformer notre force collective en alternative politique à la droite".
Aux européennes, Europe-Ecologie (16,28%) a fait jeu égal avec le PS (16,48%). Derrière, le Front de gauche PCF-PG (6%) a dépassé le NPA d'Olivier Besancenot (4,9%) à qui la lettre n'a pas été adressée.

 

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Dimanche 12 juillet 2009

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