Sur le nucléaire civil iranien

Publié le par PS Annonay

 
 
 
Jean Louis Bianco, ancien secrétaire général de la présidence de la République, ministre et député 


Jean-Louis Bianco a clairement soutenu la vision de Ségolène Royal sur le dossier Iran/nucléaire, présenté lors du 3ème débat télévisé de la candidature socialiste. Le Traité de non prolifération nucléaire reconnaît le droit des pays signataires d'avoir recours au nucléaire civil. Mais ils doivent se soumettre au contrôle de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA). Or c'est bien le problème avec l'Iran : l'Agence a découvert des activités nucléaires civiles non déclarées. Il y a donc risque de prolifération.
 

« Sur l'Iran et le traité de non prolifération nucléaire (TNP), Ségolène Royal est la seule à avoir compris exactement le mécanisme du Traité. Le TNP prévoit des contrôles de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique sur les installations nucléaires civiles pour vérifier si l'uranium utilisé pour des centrales nucléaires civiles n'est pas enrichi à des fins militaires. Il faut donc bien contrôler le nucléaire civil si l'on veut s'assurer qu'il n'est pas en train de devenir frauduleusement du nucléaire militaire.
Elle a été aussi la seule a faire la proposition originale, à partir d'une idée de la Russie, que la Russie puisse accueillir et sous contrôle international, une installation iranienne nucléaire civile, ce qui offrirait une porte de sortie pour son programme civil et à la communauté internationale, des garanties. »
 
Jean-Louis Bianco
 
Ségolène Royal reste ferme sur sa ligne.
 

« Bien sûr que l'enrichissement de l'uranium n'est pas le même, mais quand on contrôle le nucléaire civil, on contrôle en effet une partie de l'enrichissement de l'uranium. On sait, on le voit bien en France, les conditions de sécurité qui entourent les centrales nucléaires civiles. Je considère que c'est une première étape. Dans la mesure où les Russes ont proposé des coopérations dans le cadre de nucléaire civil à l'Iran, je pense que cette solution est beaucoup plus prudente tant que le régime iranien n'aura pas évolué. Donc, je maintiens ma position qui consiste à dire qu'il vaut mieux trouver des coopérations pour produire de l'électricité, mais en ne permettant pas aux Iraniens de contrôler tout le processus du nucléaire civil. »
 
Ségolène Royal
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Publié dans Actualité nationale

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