Communiqué de Presse de la Fédération PS de l'Ardèche

Publié le par PS Annonay

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Il semble que l’Ardèche soit devenue le nouveau lieu à la mode pour les membres de la majorité présidentielle pris d’une soudaine frénésie de nomadisme. Hotspot people pour Ministres en mal d’exotisme. Mais que nous vaut l’honneur de tant de visites, à nous Ardéchois,  abandonnés par un Etat qui semble envoyer ses Ministres pour mieux faire oublier qu’il se retire.

 

Après Frédéric Mitterrand en août dernier, Michel MERCIER le 5 décembre et Rama YADE le 14 décembre, c’est au tour de Laurent WAUQUIEZ le jeudi 14 janvier puis de Bernard ACCOYER, Président de l’Assemblée nationale, le 16 janvier.

 

Ce grand ballet des VRP du Gouvernement confine à l’indécence tant il est vrai qu’aucun d’entre eux n’a quoi que ce soit à annoncer dans une période où les attentes sont pourtant si grandes. L’Etat va-t-il enfin prendre la mesure du désespoir qui ronge nos campagnes plutôt que de nous envoyer les messagers d’un omniprésident, candidat aux élections dans les 22 Régions de France.

 

Que chacun d’entre eux ait le courage de venir parler de la crise du lait à nos agriculteurs avant que le dernier d’entre eux ne disparaisse. Qu’un seul ose nous expliquer pourquoi nos maternités sont sans cesse sous la menace de fermetures, pourquoi la quasi-totalité de nos routes nationales ont été abandonnées et sont désormais à la charge quasi exclusive du contribuable local, pourquoi l’Etat ne met pas un centime dans nos réseaux haut débit, se détourne de l’accès aux soins et préfère concentrer ses services de santé dans les grands centres urbains, pourquoi notre jeunesse contrainte d’aller étudier souvent très loin désespère de pouvoir trouver du travail là où elle est née, pourquoi les bureaux de postes ferment un à un, pourquoi les transferts de charge opérés par l’Etat sont très insuffisamment compensés… la liste pourrait être longue des discriminations dont sont victimes les Ardéchois.

 

Les Ministres passent et les souffrances demeurent. Il est toujours agréable de venir couper les rubans de quelques initiatives dont les communes, le Conseil Général et le Conseil Régional sont le plus souvent à l’origine. Les Ardéchois ont le sens de l’hospitalité et de la courtoisie républicaine. Mais ils n’ont ni la mémoire courte ni un goût prononcé pour les gesticulations, fussent-elles ministérielles.

 

Dans ces conditions, le Parti Socialiste dressera le bilan de ces 5 visites d’Etat, en dépenses et en recettes. A l’issue, s’il s’avérait que le compte n’y est pas, il devrait inviter les Ardéchois à envoyer la facture à qui de droit pour un paiement comptant les 14 et 21 mars.

Philippe FINIELS

1er Secrétaire Fédéral

 

Publié dans Parti socialiste

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danton 19/01/2010 14:07


EXCLUSIF ! Entretien avec Pierre Fromager, porte-parole des Socialistes pour la Vie
e-deo : On ne vous avait encore jamais vu. D'où venez-vous ?

Pierre Fromager : Bonjour ! En effet, c’est notre première apparition publique. Nous sommes un groupe de socialistes non-encartés, nous n’adhérons à aucun parti bien que nous soyons fermement
attachés aux principes de la Gauche.

Nous avons décidé de participer à la Marche pour que le débat sur la question ne reste pas la seule propriété de la Droite. La Marche pour la Vie est traditionnellement identifiée comme étant une
manifestation conservatrice, or nous voulons prouver que c’est aussi un combat essentiel pour les partisans du progrès, de l’égalité, de la fraternité, de la solidarité.

Êtes-vous représentatif d'un courant ou d'un certain nombre de militants des forces de gauche ?

Pour l’instant, il faut l’avouer, nous nous sentons assez seuls, parce que l’ensemble des partis de gauche est totalement muette sur cette question, ce qui représente à nos yeux un véritable
scandale. Chaque année des milliers de femmes en détresse se voient contraintes de tuer leur enfant, au nom de la libération de la femme et de la libéralisation des mœurs. Or la Gauche refuse
d’aborder ces questions, elle craint que toute critique soit un recul des avancées sociales. Mais où sont les valeurs sociales dans l’avortement ou dans l’euthanasie ? Quel progrès représente la
mise à mort d’un plus faible que soi ? Quelle manifestation de solidarité exprime-t-on quand on refuse à une femme le droit d’être mère, au nom du confort, au nom des lois iniques du marché de
l’emploi ? Il faut que la solidarité s’applique à tous, partout !

Nous, Socialistes pour la Vie, appelons à un véritable débat sur ces questions. La véritable solidarité consiste à défendre les faibles contre les puissants, voilà pourquoi nous demandons aux
socialistes de toutes sensibilités de prendre position. La nôtre, c’est celle de convoquer un débat sur les réformes à mettre en place de toute urgence, pour que les femmes enceintes en difficulté
soient réellement aidées, pour que le véritable sens de la fraternité et de la solidarité s’appliquent aux plus petits, aux plus démunis, aux plus faibles, c'est-à-dire aux enfants à naître,
quelles que soient leur histoire. La majorité des femmes qui ont connu l’avortement vivent d’intenses souffrances physiques et psychologiques, et, encore une fois, l’immense majorité des gens de
gauche refuse de regarder cette vérité en face. Le combat social ne doit pas seulement concerner les ouvriers victimes de la délocalisation, ou les sans-papiers victimes de la discrimination ; le
combat social doit être au plus près de la protection de la vie de nos femmes et de nos enfants. Voilà le sens de notre présence à la Marche pour la Vie cette année.

Des anecdotes sur votre participation à la marche ?

Dans l’ensemble, nous avons suscité la curiosité des manifestants, mais nous avons reçu un très bon accueil ! Nous craignons que nos slogans ou notre étiquette socialiste (« nos enfants aussi ont
un désir d’avenir" "Pas d'enfant, pas de retraites") ne soient la cible d’invectives, mais il s’avère que les questions essentielles, comme la vie et la mort, ont la vertu de fédérer toutes les
bonnes volontés ! Spontanément, nous avons reçu des encouragements, et quelques personnes se sont jointes à notre équipe ! Cela nous donne de l'espoir !

Quelles sont vos luttes à court-terme ?

Dans l’immédiat, nous demandons aux partis socialistes et à leurs membres de se positionner sur la question de l’IVG : se débarrasser de l’enfant à naître plutôt que d'œuvrer pour la dignité de
toute vie est-il réellement un acte de progrès et de fraternité ? Ignorer la véritable souffrance des mères enceintes ou des femmes ayant avorté est-il réellement une manifestation de solidarité
?

À plus long terme, nous allons travailler à notre visibilité dans l’espace public, en espérant prouver que certains combats fondamentaux ne sont ni de droite ni de gauche, mais tout simplement
humanistes.

Pierre Fromager, merci beaucoup !